Rock
Stadtpark

Des tournées très remarquées avec Dredg et Karnivool, une excellente réputation sur la scène internationale de prog rock alternatif, quatre albums studio à leur actif, l’entrée dans les charts malgré des textures rock que l’on pourrait aisément qualifier de complexes : voilà la carte de visite de ces rockers originaires de Mannheim. Ils ont déjà un passé musical bien chargé, quand ils réalisent que les vielles recettes ne marchent plus. Et c’est ainsi qu’en 2018, le guitariste Thomas Zipner, le batteur Moritz Müller et le bassiste, Daniel Weber, tentent un nouveau départ qu’ils ponctuent de la sortie d’un album, The Grand Delusion, qui, d’un point de vue guitaristique, ose se frotter aux extrêmes : bien plus de colère et de rage, de noise, de distortion, et bien plus d’impatience aussi.
Mais ce qui assure la cohésion à ces univers musicaux parallèles présentés sur The Grand Delusion, ce sont les envolées mélodiques d’un chant qui font mouche. Par ailleurs, finement ciselés, ces tableaux sonores quasi breughéliens de The Intersphere font apparaître leur hantise de faire trop dans le pop facile. L’idée maîtresse de l’album, c’est la transformation, celle personnelle, mais celle à l’échelle sociétale aussi.